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Une TransGranCanaria timide pour Juliette Blanchet

6-Mar-2017


ULTRA-TRAIL - Rencontre avec Juliette Blanchet, 4ème de l'UTWT 2016

 

Pour conclure sur cette édition de la TransGranCanaria, « Just Runners » a interviewé la traileuse française Juliette Blanchet. 4ème au dernier classement de l’Ultra -Trail World Tour, l’athlète a goûté pour la première fois à cette course relevée.

Si vous ne connaissez pas encore Juliette Blanchet, hâtez-vous de découvrir son blog : « les gambettes de Juliette »… C’est pour ma part, le premier contact que j’ai pu nouer avec cette « coureuse de montagnes », au hasard de mes virées internet à la recherche de belles histoires dans le domaine de la course à pied. Comme moi, vous ne devriez pas tarder à être conquis par la rhétorique de cette coureuse de haut niveau, dont les chroniques virevoltent entre un ton expert - réminiscence probable de son métier de chercheur au CNRS – et une autodérision sincèrement réjouissante. Je me souviens d’un bilan où elle commentait son volume d’entraînement annuel en se félicitant d’avoir quand même fait… bien deux heures de vélo ! « Deux heures à me casser le cou, le dos, les épaules, les fesses. Ah, merci, mais non merci ! » concluait-elle tout en reconnaissant les bienfaits de l’entraînement croisé. Vous l’aurez compris, notre étoile montante du trail de 37 ans n’aime pas les compromis.

 

Dur, dur... ce premier ultra de la saison

 

N’empêche que la course phare de la TransGranCanaria, le 125 km et ses 8 000 m de D+, lui aura donné bien des difficultés. « J’ai clairement manqué de préparation pour cet ultra positionné très tôt dans le calendrier » commente la traileuse membre du team Vibram. « Alors que préparer les compétitions de l’été est naturel, là, il m’a semblé que celle-ci nécessitait beaucoup de concessions juste après ma coupure hivernale à l’issue du Grand Raid de la Réunion. Je savais que la course serait difficile. J’ai finalement explosé en cours de route et fini les 20 derniers kilomètres en marchant. Mes muscles n’étaient pas préparés pour un tel dénivelé et un parcours cassant. Moi qui habituellement ai rarement mal aux jambes, j’ai encore des courbatures hallucinantes une semaine après ! ».
La 2ème féminine de la dernière Diagonale des fous (en 29h26) achèvera la TransGranCanaria en 7ème position au classement féminin. Une place d’honneur non satisfaisante pour cette compétitrice qui aime se challenger course après course : « C’est très motivant de pouvoir me confronter aux meilleures athlètes mondiales. Pour autant, je ne suis pas à la recherche de victoires. Ma démarche est plutôt de bien faire les choses ». Membre du « Taillefer – Trail team », petite communauté de traileurs née en 2010 dans la région de Grenoble, Juliette Blanchet jouera cette année deux cartes : l’Ultra-Trail World Tour en solo avec une belle série d’ultras ; et le trail tour national avec son club sur des trails longs comme cette année la Transju’trail dans le Jura par exemple.

 

"Un gros moral" pour une grande balade

 

 

Comme toujours dans mes échanges, j’aime interroger les ultra-traileurs sur leur motivation pour avoir choisi de cheminer dans une telle discipline : « A la base, je ne suis pas une coureuse rapide… Et pour moi, faire un ultra, c’est comme partir pour une grosse balade ! Ensuite, il y a le défi que cela représente, bien sûr. Sur la Diagonale des fous par exemple, il faut un gros moral, car c’est une course dure. C’est parfait pour moi qui n’aime pas baisser les bras ». Mais on rappellera que parfois, on bute sur l’obstacle… Si je n’ai pas demandé à Juliette Blanchet s’il lui était arrivé d’abandonner une course, d’autres expériences sont là pour souligner les limites imprévisibles du corps : la championne du monde de trail en titre, la Française Caroline Chaverot, qui traverse un épisode de méforme en ce début d’année, jettera l’éponge sur cette édition de la TransGranCanaria. Au premier tiers d’une compétition qu’elle remportait, rayonnante, en 2016.
Plutôt solitaire pendant ses entraînements hebdomadaires qu’elle réalise souvent sur sa pause de midi dans les parages d’un campus universitaire, Juliette Blanchet est bien entourée pendant ses courses par le staff du team Vibram, mais aussi par son frangin, Adrien, chargé de suivre les « live trail » pour renseigner sa cadette sur son classement provisoire. « J’ai souvent l’impression qu’il court avec moi ». Elève appliquée dans la maïeutique des sentiers, elle peut s’entraîner jusqu’à 15h le week-end pour préparer un grand rendez-vous. Et dire qu’il y a 10 ans, les gambettes de Juliette découvraient le trail en Suisse et s’exerçaient en dilettante après avoir longtemps parcouru les parquets des gymnases en jouant au handball ! Si l’athlète a des qualités physiques indéniables, c’est avant tout à force d’entraînement et de détermination que Juliette Blanchet se hisse aujourd’hui sur les plus beaux podiums internationaux.

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