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Dernière ligne droite avant le marathon de Paris !

14-Mar-2017

 

MARATHON - Rencontre avec Benjamin Malaty, 2h12 sur marathon

 

J- 4 semaines du marathon de Paris : comme quelque 40 000 participants, qui prendront le départ de ce grand événement, Benjamin Malaty décline ces jours-ci la dernière phase de sa préparation : « encore quelques séances clés, qui vont permettre de valider l’ensemble du travail réalisé. J’aime ces longues semaines d’entraînement même si dans dix jours, il y aura probablement un peu de gamberge à l’approche de la course ».
Membre du team Hoka depuis le début de l’année après plusieurs saisons chez Kalenji, le marathonien est aux côtés de Yohan Durand (2h14) et Timothée Bommier (2h14) l’athlète français le plus en vue dans la discipline avec un record personnel établi à 2h12. Pile le minima à réaliser pour une qualification pour les prochains championnats du monde d’athlétisme à Londres. Ce chrono, il lui rabattrait bien le caquet le 9 avril prochain à Paris sur la ligne d’arrivée de ce nouveau 42,195 km, au pied de l’arc de Triomphe. Mais comme il le souligne, la tête sur les épaules : « le marathon, c’est l’école de la rigueur. A tout moment, on peut se prendre une claque ». L’an passé, Benjamin Malaty avait bouclé l’épreuve parisienne en 2h16. Une contreperformance relative, mais qui avait fermé les portes des Jeux Olympiques de Rio à l’athlète, laissant seule Christelle Daunay, chez les femmes, représenter la France.

 

Jusqu'à onze entraînements hebdomadaires

 

Vous vous demandez sûrement à quoi ressemble une prépa marathon d’un coureur international ? Cela prend l’allure d’un entraînement bi-quotidien régulier pour un planning de 10 à 11 sorties hebdomadaires concoctées par Messaoud Settati, l’entraîneur qui suit Benjamin Malaty depuis ses débuts à l’école d’athlétisme d’Agen. Au menu notamment, trois à quatre séances de travail d’allure et une de VMA « pour préserver un poil de vitesse ». Oui, lorsqu’il parle de ses performances, Benjamin Malaty ne se considère pas comme un coureur rapide ! Issu de l’athlétisme, ce crossman solide – il sera champion de France de cross long en 2012 – sait en revanche quelle est la contrepartie de résultats éloquents, lui qui a testé de nombreuses distances avant de s’orienter vers le marathon en 2012 : « l’entraînement pour les sprints et les courses de demi-fond est parfois très violent. Malgré tout, une routine s’installe… Les athlètes ont l’habitude de se faire mal pour progresser. Aujourd’hui, le marathon est la discipline qui me correspond le mieux avec un travail de vitesse plus limité ».
Même si le licencié de l’US Talence a essuyé quelques revers ces deux dernières années, ses résultats témoignent d’une extraordinaire capacité d’adaptation. Benjamin Malaty « vaut » en effet 29 mn 7 s sur 10 km et 1h04 sur semi-marathon. A Paris, c’est sûr, il sera là pour en découdre dans la mêlée d’un plateau français relevé avec la présence de Yohan Durand et Hassan Chahdi, champion de France de cross en titre. Une affiche idéale « pour se tirer la bourre » commente Ben. « Mais avant tout, je suis là pour aller chercher mon propre chrono ».

 

Et la vie dans tout ça ?

 

Chargé de mission dans le domaine du développement économique à la mairie de Talence, le Bordelais d’adoption a opté pour un contrat à temps partiel pour mieux gérer sa carrière d’athlète et participer quand il le faut aux stages mis en place par la Fédération française d’Athlétisme. Loin de mettre sa carrière dans la fonction publique territoriale entre parenthèses, Benjamin Malaty, titulaire d’un master 2 en aménagement du territoire, prépare son avenir pas à pas. Parallèlement à sa prépa marathon et son emploi du temps professionnel, il révise pour les oraux du concours d’attaché dont il vient d’être admissible.
« L’athlétisme n’est pas tout rose, c’est pour cela que j’ai toujours souhaité travailler. Et puis, l’athlé, c’est encore quelques temps… Mais je ne veux pas louper le coche des 30 prochaines années de boulot ». Où se voit-il dans dix ans lorsqu’il aura 40 ans ? « Je ferai toujours du sport. Peut-être que ça ne sera plus de la course à pied ! » dit-il dans un sourire. On a du mal à le croire.

Les conseils de Benjamin Malaty pour un premier marathon

 

 

Au cours de notre échange pour « Just Runners », Benjamin Malaty a accepté de rappeler quelques fondamentaux à l’attention de tous les coureurs, qui prendront le départ de leur premier marathon à Paris :

 

« Il me paraît essentiel de ne pas trop se prendre la tête. Il faut d’abord faire la course pour le plaisir de participer ! Ensuite, ne pas oublier qu’un marathon… c’est long ! On est toujours bien au départ d’une course. Mais il faut se rappeler que le marathon est un effort régulier. D’où la nécessité de bien mesurer sa valeur et son allure marathon pour gérer son effort. Enfin, il faut faire une bonne préparation. Ce qui ne signifie par forcément faire de la quantité ! Mieux on sera préparé et mieux la course se passera ».

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