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Sur le champ de bataille verdunois, la fleur au fusil

28-Mar-2017

TRAIL DES TRANCHEES A VERDUN -

32 km - 700 m D+ / Mars 2017

 

Ne vous fiez pas à son dénivelé modeste, le « circuit Poilu » du trail des Tranchées à Verdun, ça décoiffe ! Cette incursion de 32,5 km sur l’un des principaux théâtres de la guerre de 1914-18 a constitué une séance de musculation hors pair à l’apprentie traileuse que je suis avec ses enchaînements artistiques de bosses. Bref, lundi matin lorsque j’ai sauté de mon lit, mes jambes n’ont pas manqué de me rappeler à l’ordre. C’est qu’elles étaient en mode « bolide » la veille sur les singles sinueux du champ de bataille meusien. Zouuuh, zouuuh, à gauche, à droite, « up » et « down »… Zouuuh, zouuuh. Un vrai petit buggy la mère Belette ! Fort heureusement souligneront les habitués de l’épreuve, les sentiers étaient bien secs. Ce qui ne m’a pas empêchée de faire un ou deux loopings dans les descentes de terre tressées de racines aux alentours du 20ème kilomètre. Ah, il fallait bien que j’étrenne mon collant Ceramiq ! Pas de bobo cela dit, c’était juste pour le côté folklorique.

 

De la vitalité pour rendre hommage aux Poilus

 

Lancé il y a quatre ans par l’Office de Tourisme du Grand Verdun pour célébrer le centenaire de la première guerre mondiale, le trail des Tranchées s’articule autour de trois épreuves de 15 km, 32,5 km et 56 km, ainsi qu'une marche de 15 km et des courses pour les enfants. Trois distances pour autant de variations à la découverte du champ de bataille de Verdun et de son patrimoine historique. Les épreuves prennent le départ depuis l’ossuaire de Douaumont, dont la tour domine un cimetière militaire rassemblant les sépultures de 15 000 soldats français. Il n’est pas si loin ce matin du 21 février 1916 lorsque l’Allemagne lance son offensive contre la région fortifiée de Verdun. L’effroyable lutte d’artillerie laissera sur le carreau plus de 300 000 hommes. Grave Histoire. Pourtant, ce dimanche 26 mars 2017, pendant que les coureurs descendent en douceur des bus, la lumière dorée qui enveloppe le site est singulièrement belle. La beauté s’invite parfois là où on ne l’attend pas.
C’est d’ailleurs assez étonnant de constater combien la vitalité des traileurs – et une météo idéale, il est vrai – ont entouré cette journée d’une poésie fougueuse sur les monotraces et les chemins blancs des bois de Verdun. Du boyau de Londres vers lequel le peloton de 800 personnes bifurque tout de suite après l’ossuaire jusqu’au passage souterrain de la Citadelle à quelques encablures du finish, j’ai souvent trouvé le parcours extraordinaire, parce qu’il nous confrontait à des sentiments mélangés : remonter une tranchée, physiquement c’est dur, mais c’est aussi terriblement émouvant cette trace dans la forêt. Des Poilus ont combattu ici. Et aujourd’hui, cette nervure dans la terre sombre est recouverte de feuilles d’arbres pour ne plus constituer qu’un obstacle naturel.

 

Et la préparation dans tout ça ?

 

A moins de 3 km de l’arrivée, lorsque nous montons sans trop nous plaindre les 73 marches du monument de la Victoire dans le centre-ville de Verdun après avoir longé les quais de la Meuse, je sais que je vais finir le parcours en 4h30 environ. Quelques dizaines de minutes plus tard, ce sera chose faite, main dans la main avec Audrey, Ceramiq girl souriante avec qui j’ai fait l’accordéon en fin de course. Merci à toi pour cette arrivée partagée ensemble !
Juste quatre semaines après le marathon-trail de la TransGranCanaria et la semaine de récupération qui a suivi, mon objectif principal sur le trail des Tranchées était de pousser un peu mon corps dans ses retranchements pour préparer les plus longues distances à venir cette année. Ma préparation pour cette course s’est réduite au strict minimum : deux semaines avec un travail orienté VMA et deux sorties longues… Soit neuf entraînements au total ; puis relâche la semaine avant la course avec essentiellement de la natation. Mon bilan à l’issue de ce trail ? Je sens que mes jambes s’habituent progressivement aux joies des terrains variés. Et la tête semble suivre : hormis le petit coup de blues habituel vers le 26ème km, rapidement jugulé à coup de gel Meltonic et de noix de cajou, rien à signaler. Certes, mon temps est très modeste. Mais, « je l’ai fait » ! Et 48 heures après, je n’ai déjà plus de courbatures. Allez les amis, rendez-vous dans les calanques d’Ensuès dans trois semaines !

 

Merci à Sergio, mon photographe de mari qui a assuré le reportage photo ! Et merci également à l'organisation pour nous avoir si bien accueillis.

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