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Un trail avec vue sur la mer, s'il vous plaît !

17-Apr-2017

TRAIL DES 5 CALANQUES A ENSUES-LA-REDONNE -

23,5 km – 1000 m D+ / Avril 2017

 

En prenant le départ du trail des cinq calanques à Ensuès-la-Redonne dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche 16 avril, je me doutais bien que ça sentirait le thym et le romarin dans les sentiers minéraux de la côte bleue. Et il y avait de quoi « se régaler » dans les premiers kilomètres de garrigue qui se sont offerts aux traileurs à l’occasion des deux courses (15 km et 23,5 km) et de la marche (15 km) qui signent cette première édition organisée par l’association « Trail des 5 calanques » en lien avec le Conservatoire du littoral. Avec un mistral, tantôt bon joueur lorsqu’il nous lèche le dos, tantôt rude lorsqu’il nous met une bourrasque en pleine poire, eh bien cette course m’a rappelé assez tôt que j’étais bien ici « dans le midi », ce pays aux caractéristiques si saillantes.
Malgré le vent – pfiouu… qu’est-ce qu’on s’est pelés jusqu’au coup d’envoi des courses du côté du gymnase Adrien Ricaud ! – ce trail des cinq calanques était fort attendu par les traileurs, l’édition précédente ayant été annulée faute d’obtention de l’ensemble des autorisations préalables : il est vrai que les parcours traversent une nature fragile… comme l’a terriblement rappelé en juillet 2016 l’incendie qui a sévi dans le massif forestier d’Ensuès, emportant 375 hectares de forêt. L’accès aux calanques est d’ailleurs réglementé au printemps et en été.

 

De l'Erevine à la forêt calcinée

 

Comment raconter le trail de 25 km, baptisé « trail de la côte bleue » ? Il porte bien son nom tout d’abord, car passés les six premiers kilomètres et quelques raidillons, l’horizon s’ouvre sur la mer Méditerranée au niveau de la calanque de l’Erevine. Je crois bien que tous les coureurs attendaient ce moment-là, car nous avons été nombreux à dégainer nos téléphones portables pour immortaliser l’instant. Avec ma copine Cécile, avec qui j’ai pris le départ de la course nous en profitons pour prendre la pose à flanc de précipice. C’est aussi là que la course se complique, car à l’ombre des pins, nous croisons le chemin des marcheurs. Nous sommes un peu trop nombreux dans le chemin des douaniers pierreux qui longe les calanques. Mais, je suis bien contente de croiser ici mon Sergio, ainsi qu’une belle brochette de membres de « la familia » et d’amis qui ont tous répondu à l’appel lorsque nous leur avons proposé de participer à l’événement.
Le premier ravitaillement nous tend les bras au 12ème kilomètre. Nous voilà dans le petit port de Méjean… Moi qui ne connais guère ce visage du département, je suis conquise. Il faudra que je revienne découvrir ce site en famille. Une rasade de coca et une poignée de chips – la junk food quand on est en course, j’adore ! – et c’est reparti. Cet instant un peu en dehors du temps ne dure pas. Encore une ou deux montées pas bien compliquées avant un passage plus technique où je me laisse glisser sur les rochers, descends comme je peux en rappel par ici, escalade par là un muret paumé dans la végétation d’environ 20 mètres de long. Hop ! Enfin, j’essaie d’être dans la légèreté… Il commence à faire chaud, le second ravitaillement n’est plus loin.
Une belle série d’escaliers nous permet de tutoyer la mer de près. Puis, à partir du 16ème kilomètre, nous avons la chance de traverser le massif forestier dévasté par le feu l’an dernier. Tout est noir ou brun. Je bute par hasard dans un branchage calciné. Bruit creux du bois mort. Cette nature sans vie est à la fois intensément triste et intensément graphique. De tout cœur, je comprends le désarroi des habitants face à ce drame silencieux. Vivement que la nature reprenne le dessus !

 

Ah, Cécile !

 

Cécile, tu seras l’héroïne de cette fin de chronique. Coureuse dans l’âme de longue date, ma copine participait ici à son premier trail et a fait comme moi le déplacement de Lorraine pour découvrir de l’intérieur ces calanques qu’elle aime habituellement tant contempler depuis la mer et les plages. Prudente, puis déterminée, elle a réussi à me doubler deux fois en vingt minutes entre le 14ème et le 16ème kilomètre. N’allez pas croire que je l’ai reprise et que nous avons fait l’accordéon, car elle s’est tout simplement perdue avant de rattraper son retard en un clin d’œil ! Bravo Cécile pour cette course achevée avec facilité en 3h20, annonciatrice de beaux challenges à venir.
De mon côté, je boucle le trail de la côte bleue en 3h28. Un temps à nouveau modeste, mais qui me rappelle avec à propos que la récupération entre les courses n’est pas accessoire. Allez, à très bientôt les amis, je file à mon repas de famille. Point d’orgue d’une belle semaine de vacances dans le Sud ! Bonne récup’ à tous les participants et à l’année prochaine !

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